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Florence Hartmann - some reactions to her new book
Author: Le Monde, La Croix, Radio B92 (in English)
Uploaded: Friday, 28 September, 2007
Some of the early reactions to Peace and Punishment, a book by the former spokesperson and Balkan adviser to Carla Del Ponte which has been causing ripples in diplomatic circles
Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politique et de la justice
internationales, par Florence Hartmann. Paris: Flammarion. ISBN 2081206692
319 p., EUR 19,90
L'auteur livre le récit inédit de l'attitude équivoque des puissances
démocratiques face à une justice internationale émergente, pourtant présentée
comme le premier acte concret, depuis Nuremberg, de leurs engagements à faire
reculer la barbarie. A l'occasion de l'affaire Milosevic, elle ouvre pour la
première fois les portes interdites du Tribunal pénal international de La Haye
et des chancelleries occidentales. Les révélations sur le procès Milosevic
servent de toile de fond à une descente dans les coulisses les plus sombres de
la haute politique et de la justice internationale. Ce récit expose au grand
jour les méthodes brutales que les grandes puissances sont prêtes à utiliser,
loin des regards indiscrets, pour atteindre leurs objectifs sur la scène
internationale. Un dossier à charge qui viole la loi du silence en identifiant
et citant ses principaux protagonistes pour appuyer ses incroyables
révélations. Florence Hartmann a travaillé onze ans pour le journal Le Monde,
dont elle a été correspondante en ex-Yougoslavie pendant les événements des
années 1990. En 2000, elle devient porte-parole de Carla Del Ponte, procureur
en chef du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie et conseillère
sur les Balkans au sein du cabinet restreint du Procureur. Elle a publié en
1999 Milosevic, la diagonale du fou (Denoël, réédité en 2002 en poche chez
Gallimard.)
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-951886@51-952002,0.html
Le Monde
07.09.2007
Srebrenica, Milosevic et le génocide
Le travail d'obstruction des Occidentaux sur les tueries de Srebrenica, en
Bosnie, en juillet 1995, n'a pas concerné que la fuite de Radovan Karadzic. Il
inclut également le contrôle exercé sur le procès de l'ex-président serbe
Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie
(TPIY). "Les Occidentaux ne souhaitent pas que le Tribunal s'intéresse de trop
près à l'orchestrateur de la politique de nettoyage ethnique qui a ravagé
l'ex-Yougoslavie et se gardent bien de lui livrer les éléments de preuve en
leur possession", écrit Florence Hartmann dans Paix et châtiment. Elle souligne
"l'étonnante coïncidence des résistances au sein du TPIY et des blocages des
grandes puissances".
Durant les quatre années du procès Milosevic, jusqu'à son décès en prison en
2006, Geoffrey Nice, le substitut de la procureure Carla Del Ponte, a mal
plaidé l'affaire, estime Florence Hartmann. Il souhaitait, faute de preuves,
retirer les charges de génocide et de crime contre l'humanité portées contre
l'ex-président serbe pour les crimes commis à Srebrenica et durant le siège de
Sarajevo. Or ces drames "étaient les deux phases paroxysmiques du projet
criminel serbe en Bosnie. Elles étaient aussi les deux plus flagrants symboles
de l'incurie des gouvernements occidentaux", écrit l'ancien porte-parole de Mme
Del Ponte.
M. Nice s'appuyait sur les conclusions des analystes militaires du parquet.
Placés par les Américains et les Britanniques, ces analystes ont, selon
Florence Hartmann, "volontairement et systématiquement dissimulé la
responsabilité directe de Milosevic dans les crimes en Bosnie et notamment à
Srebrenica". "Nombre de témoins occidentaux n'ont pas été autorisés par leur
gouvernement à témoigner au procès Milosevic (...). Les principaux négociateurs
qui ont rencontré des dizaines de fois Milosevic restent ainsi les grands
absents du procès", poursuit-elle.
Les pièces-clés du dossier sont obtenues par Mme Del Ponte de haute lutte avec
Belgrade. Et "trois c
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